Bienvenue dans nos verts pâturages.

  Ouvrez grand vos mirettes, messieurs dames, car on vous embarque dans notre histoire nomado-normande à la conquête d'un petit je-ne-sais-quoi stimulateur de zygomatiques, nous accrochant un sourire qui a bien du mal à nous quitter.

  L'histoire débute par l'arrivée en sac à dos d'un accordéon des familles cherchant un instrumentaliste adapté à ces bretelles.  Ah ça, on peut dire qu'il a farfouillé le monde! Jusqu'au jour ou il est tombé nez à nez avec un boeuf équilibriste chapoté, chantonnant un air traditionnel normand appelé « goutte de lait ». La la ley, le refrain était réglé et voila nos 2 compères trinquant joyeusement à la santé de ces notes de musique vagabondes.

 Ca riait et trinquait si jovialement que le doux son des cliquetis des verres s'embrassant ne tarda pas à chatouiller les oreilles du boeuf voisin et bon copain, cigale du temps qui passe et violoniste à ses jours perdus. Comme « prédestinés », les voici attablés et prêt à s'évader de leur pâturages normands sur la route du train de la vie, la vie étant la seule carrière qui puisse les intéresser. Les voila donc partis sur les routes de France, racontant des histoires et autres  « contes sans pages » aux pavés des rues, croisant le chemin du « petit peuple » troglobal d'Angers et celui des indiens du campement des recyclés sans oublier les punks de la foret landaise...

 Pendant ce temps la un p'tit boeuf anarcho était en train d'user les rues de panam au son de ses valses tourbillonnantes. En 3 temps et quelques mouvements le voila clarinette au museau et guitare sur la croupe, accompagnant nos deux compères pour un voyage alternatif. Les sacs à dos étant bouclés, ils étaient près à pousser la barrière; lorsque les meuglements rieurs et familiers de la vache pianiste et de l'accolyte contrebassiste se firent entendre. La famille étant compléte les voila s'embarquant de ruelles en « troquets de la joie » en passant par le toit du monde entouré des bœufs normands. Bien installés dans le creux d'un bateau note de musique, ils voguent « sur la mer » de leur histoire....de leur histoire troquiste.

Pourvu que ça dure !!!